L’étude MICROBLADDERK s’intéresse au microbiote de la vessie (bactéries et virus naturellement présents) chez des patients pris en charge pour une suspicion de cancer de la vessie. L’objectif est de comparer le microbiote prélevé dans la zone tumorale à celui prélevé dans une zone considérée comme saine, chez un même patient, afin de mieux comprendre si certains profils microbiens sont associés à la maladie.

Quel objectif ?

L’objectif principal est de comparer, grâce à une analyse génétique dite de métagénomique globale, la biodiversité du microbiote bactérien entre :

  • un prélèvement de tissu vésical en zone tumorale,
  • et un prélèvement de tissu vésical en zone supposée saine.

L’étude s’intéresse aussi au microbiote viral et prévoit des analyses selon certains sous-groupes (par exemple type de tumeur, tabagisme).

Comment ça se passe ?

L’étude peut vous être proposée si vous consultez en urologie pour une suspicion de cancer de la vessie (par exemple hématurie macroscopique, examens évocateurs). L’urologue répond à vos questions, vous remet une information écrite et vous laisse un délai de réflexion. Si vous acceptez, vous signez un consentement éclairé.

La RTUV (résection transurétrale de vessie) est ensuite programmée dans votre parcours de soins, avec la consultation d’anesthésie et un contrôle urinaire (ECBU) selon les habitudes de prise en charge.

Quelles différences dans le suivi ?

Cette étude est conçue pour être peu contraignante :

  • votre participation se termine le jour de la RTUV,
  • il n’y a pas de visite de suivi supplémentaire prévue uniquement pour l’étude.

La seule différence par rapport au soin habituel est la réalisation, pendant le même geste, de biopsies supplémentaires (en plus des prélèvements nécessaires au diagnostic). Une biopsie est réalisée en premier en zone supposée saine, à distance de la lésion visible si possible.

Bénéfices

Pour vous, à titre individuel, il n’y a pas de bénéfice direct attendu.

Pour la collectivité, l’étude vise à améliorer les connaissances sur le cancer de la vessie et à identifier, à terme, d’éventuels facteurs de risque microbiens (bactériens ou viraux). À plus long terme, cela pourrait ouvrir des pistes de prévention ou de traitements complémentaires (par exemple antibiothérapie ciblée ou approche vaccinale), si un lien était confirmé.

Risques

Les principaux risques sont ceux liés à la RTUV réalisée dans votre prise en charge habituelle. Les biopsies supplémentaires sont faites au cours du même geste.

Les complications rapportées après RTUV incluent notamment :

  • hématurie macroscopique,
  • infections urinaires symptomatiques,
  • sténose urétrale (rare),
  • rétention aiguë d’urines (rare).

Il est précisé qu’il n’existe pas de preuve montrant que les biopsies supplémentaires réalisées pendant le même geste augmentent significativement ces risques.

Quelques chiffres

  • Type d’étude : recherche impliquant la personne humaine de catégorie 2, multicentrique, cas-contrôle (comparaison chez un même patient).
  • Nombre de participants : 95 patients au total.
  • Durée des inclusions : 18 mois.
  • Durée individuelle de participation : 1 jour.
  • Durée totale de l’étude : 36 mois.
  • Population : hommes (choix méthodologique lié aux variations du microbiote selon le sexe et à la fréquence de la maladie).

Pour qui ?

L’étude peut être proposée si vous êtes :

  • âgé de plus de 18 ans,
  • de sexe masculin,
  • pris en charge pour une première RTUV dans un contexte de suspicion de cancer de la vessie,
  • et si vous acceptez de participer (consentement signé).

Certaines situations peuvent empêcher la participation (exemples : antibiotiques récents, infection urinaire en cours, antécédent de RTUV, radiothérapie du pelvis, sonde à demeure, etc.).

Vers qui se tourner ?

Pr Matthieu DURAND

Dr Brannwel TIBI

Pr Daniel Chevallier

Dr Romain Haider 

Dr Flora Barthe

Dr Oskar Blezien

Dr Paula-Lorena Charry

Dr Sergiu Musca

Dr Arnoult Morrone

Dr Skander Zouari 

Dr Halim Akl