3ème cancer urologique en termes de fréquence après celui de la prostate et de la vessie. Le cancer du rein peut voir le jour au sein de différentes parties de celui-ci, le plus souvent il se développe à partir d’une cellule du parenchyme rénal et porte le nom de carcinome à cellule rénale.

QUELQUES CHIFFRES

Le cancer du rein représente 3% de l’ensemble des cancers et son incidence augmente chaque année avec plus de 7 000 nouveaux cas diagnostiqués par an.

QUI EST CONCERNE ?

Ce cancer touche deux fois plus les hommes que les femmes, les patients sont en général diagnostiqués vers 65 ans.

FACTEURS DE RISQUE

Le cancer du rein est associé à plusieurs facteurs de risques dont les principaux sont le tabagisme, le surpoids et l’obésité. A ces facteurs s’ajoutent le fait de bénéficier d’un traitement par dialyse depuis plus de trois ans.

DIAGNOSTIC

Le plus souvent, le cancer du rein est découvert de manière fortuite, à l’occasion d’un bilan clinique ou radiologique (échographie ou scanner). L’examen clinique et le scanner de l’abdomen permettent de poser le diagnostic et d’apprécier le degré d’extension de la tumeur.

Cependant, il faut savoir que le diagnostic définitif est confirmé à la suite de l’intervention chirurgicale car la tumeur réséquée est analysée au laboratoire d’anatomo-pathologie, ce qui permet d’évaluer la qualité du tissu rénal, le stade et les caractéristiques tumorales.

TRAITEMENTS

Les traitements du cancer du rein varient en fonction des caractéristiques initiales de la tumeur et des antécédents des patients. C’est à l’occasion des réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), où interviennent différents spécialistes (urologues, oncologues, radiologues,…) que les propositions thérapeutiques sont discutées avant d’être proposées au patient secondairement pour qu’il prenne avec l’équipe médicale sa décision.

Dans la quasi-totalité des cas, l’option chirurgicale est retenue et consiste en l’ablation de la tumeur ou du rein envahi par la tumeur. Parfois, quand des ganglions ou des lésions secondaires (métastases) sont détectés sur le bilan d’imagerie initiale, au décours de la chirurgie, un traitement médical adjuvant peut être mis en place.

Pour les cancers dits localisés (concernant exclusivement l’organe), il s’agira donc de réaliser une néphrectomie partielle ou totale définie en fonction de l’analyse par le chirurgien urologue de la taille et de la localisation de la tumeur. Ce geste opératoire est réalisé  aujourd’hui le plus souvent par abort mini-invasif  (chirurgie coelioscopique ou robot-assistée). Dans quelques cas bien identifiés par l’équipe médicale, il sera engagé une procédure plus traditionnelle par chirurgie ouverte pour permettre une exérèse parfaite des tumeurs très volumineuses ou très à risques de léser les vaisseaux importants du corps.

Les traitements complémentaires sont médicamenteux et concernent les patients présentant des métastases (localisation secondaire de la tumeur en dehors du rein) et. Il s’agit de thérapies dites ciblées dont les propriétés sont de viser électivement les cellules tumorales pour les détruire par un mécanisme chimique. On trouvera différentes familles de médicaments et c’est l’oncologue, après un bilan exhaustif et validation RCP qui proposera au patient la molécule la plus adaptée.

ESSAIS CLINIQUES

Registre clinico-biologique sur les cancers rénaux UroCCR : Registre de données clinico-biologiques multidisciplinaire, multicentrique nationale sur le cancer du rein.

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