En France, on estime à près de 20 000 le nombre annuel de prostatectomies totales. Traitement de référence dans certains cas de cancer de la prostate, ces ablations totales sont effectuées soit par chirurgie ouverte soit par laparoscopie, conventionnelle ou robot-assistée. 

Et ce seraient près de 40 % des prostatectomies totales qui auraient été réalisées avec cette technique en 2015. En effet le nombre d’établissements de santé équipés en robot chirurgical est passé de 39 en 2011 à 84 en 2015. D’ailleurs en 2018 le CHU de Nice s’est équipé de la dernière génération du robot chirurgical, le Robot Da Vinci Xi pour remplacer la première génération acquise en 2006.

QUAND LA TECHNOLOGIE SE MET AU SERVICE DES HOMMES…

L’apport de cette assistance robotique a permis aux chirurgiens de développer plus rapidement leurs compétences en termes de vision opératoire, de précision du geste pour cette chirurgie dite difficile. « Ce nouveau robot a permis à notre équipe de renforcer notre technique et de simplifier nos pratiques » rapporte le Dr Brannwel Tibi.

Avec des résultats carcinologiques et fonctionnels identiques à la chirurgie dite « traditionnelle », elle permet aussi, entre autres, de diminuer les saignements per opératoires et les douleurs post opératoires comparés à la chirurgie traditionnelle.

QUELLES CONTRAINTES ORGANISATIONNELLES POUR LES ETABLISSEMENTS ?

Il est impératif de standardiser les processus organisationnels, notamment le traitement et la gestion des instruments chirurgicaux. « C’est pourquoi la prostatectomie totale robot-assistée doit être réalisée par des équipes formées, dans des établissements de santé experts ayant mis en place des procédures dédiées à cette modalité chirurgicale avec notamment un système d’assurance qualité » précise le Pr Daniel Chevallier, chef du service d’urologie du CHU de Nice.

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