A l’heure actuelle, l’intelligence artificielle commence à prendre de plus en plus de place dans notre vie quotidienne. Tout comme dans les différents domaines de la science, la médecine rentre progressivement dans l’ère de l’intelligence artificielle afin notamment d’aider au dépistage, au diagnostic ou encore à la prise de décision thérapeutique. Ce domaine, en pleine expansion, mérite dans notre spécialité qu’est l’urologie de bénéficier d’une attention particulière et se doit d’être au centre de nos projets de recherche.

L’intelligence artificielle en urologie, développement présent et perspectives futures

Actuellement au sein du Service d’Urologie du CHU de Nice, une thèse de médecine est en cours de réalisation sur le sujet. Mathieu Carlier, interne en Urologie au sein du service, travaille en collaboration pluridisciplinaire avec des chirurgiens vasculaires, des médecins biologistes et des ingénieurs.
Son projet est de développer un logiciel permettant de faciliter en préopératoire la stratégie chirurgicale à adopter pour réaliser l’ablation des tumeurs du rein. Ce logiciel doit ainsi permettre de reconstituer, de façon automatique, les vaisseaux sanguins du rein (veines et artères) en 3 dimensions, à partir d’images de scanner.

« Le principal intérêt de ce logiciel sera d’aider le chirurgien à mieux appréhender la disposition des vaisseaux avant l’intervention chirurgicale et donc de diminuer le risque de saignement durant l’intervention » nous explique Mathieu Carlier. Ce logiciel prendra tout son sens notamment dans la réalisation d’une néphrectomie partielle, intervention consistant au retrait partiel du rein comprenant uniquement la lésion tumorale, à la différence de la néphrectomie totale afin de « réduire le taux de transfusion sanguine peropératoire et de perte de fonction rénale » nous précise Mathieu Carlier.

Ce projet fait partie des nombreuses applications possibles d’utilisation de l’intelligence artificielle en urologie, champs de recherche encore peu exploré mais en pleine ascension. Il est plus que probable que nos pratiques se voient bouleversées dans les années à venir, toujours dans l’objectif d’une meilleure prise en charge des patients et de leurs pathologies.

IMSRU