Les 27 et 28 juin prochain le service d’Urologie, d’Andrologie et de Transplantation Rénale du CHU de Nice accueillera au bloc opératoire de l’hôpital Pasteur 2 une session spéciale du Diplôme Inter Universitaire (DIU) de Chirurgie de reconstruction génito-urinaire de l’adulte.

 

Organisée comme chaque année par le Pr Daniel Chevallier, chef du service d’Urologie et responsable pédagogique du DIU, cette session sera l’occasion de rassembler de jeunes urologues en formation et des chirurgiens confirmés voulant acquérir une hyper-compétence dans ce domaine.

 

A cette occasion les meilleurs chirurgiens urologues français experts et spécialisés dans le domaine de la reconstruction des organes génitaux seront présents pour entourer l’enseignement avec le Pr Daniel Chevallier, afin de traiter des patients nécessitant une prise en charge de ces pathologies complexes et souvent peu connus du grand public.

 

 

Questions à Monsieur le Professeur Daniel Chevallier

 

Pouvez-vous nous expliquer le principe de ce DIU et comment s’organise-t-il ?

« Il s’agit d’une formation sur 2 ans associant cours théoriques et démonstrations chirurgicales en direct, les impétrants sont invités à opérer avec les experts »,précise le Professeur. « Il s’agit du seul exemple de formation chirurgicale universitaire qui propose un tel programme, avec trois autres universités qui en sont partenaires (Nîmes, Lyon et Lille). »

 

Quelles pathologies sont prises en charge durant ces 2 journées de chirurgie ?

« Au programme de ces deux journées : maladies de Lapeyronie, implants péniens d’érections, sténoses de l’urètre et reconstruction par lambeau buccal, différentes plasties de recouvrement, incontinences urinaires masculines, etc. », explique Pr Daniel Chevallier.

 

Pourquoi la chirurgie de reconstruction génito-urinaire demeure un domaine de grande expertise qui « effraie » beaucoup de chirurgien urologue ?

« Parce qu’elle demande une hyperspécialisation qui n’est pas offerte dans le cursus de formation urologique classique. De plus, il s’agit d’une chirurgie à « obligation de résultat » car ce sont des chirurgies dites fonctionnelles et concernant une région anatomique très investie sur le plan symbolique. »

 

Durant les dernières années y’a-t-il eu des innovations technologiques ou techniques importantes dans cette chirurgie ?

« Oui, dans la chirurgie des implants péniens, qui deviennent de plus en plus sophistiqués et au prix d’une procédure chirurgicale de plus en plus simplifiée et sécurisée (moins de 1% de complications et 98% de taux de satisfaction pour le patient et sa partenaire). On retrouve également des progrès techniques dans la chirurgie de reconstruction de l’urètre avec un recours au lambeau buccal qui a beaucoup transformé la prise en charge des patients souffrant de sténoses urétrales », nous confie le Pr Chevallier.

 

Pensez-vous que la chirurgie de la verge et par extension de reconstruction génito-urinaire doivent être réservées à des centres experts ?

« Bien sûr et en même temps ces centres experts doivent se multiplier sur le territoire français. C’est d’ailleurs le but de cette formation chirurgicale qui se propose de former pour chaque région de France 4 à 5 experts reconnus », conclut le Professeur.

 

 

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