La curiethérapie, qu’est-ce que c’est ?

La curiethérapie est un des traitements curatifs du cancer de la prostate, elle consiste en une radiothérapie directement localisée à l’intérieure de la prostate. Le principe du traitement est de placer définitivement des implants radioactifs à l’intérieur de la prostate pour détruire localement les cellules cancéreuses, leur radioactivité décroit jusqu’à devenir inactive en 6 à 12 mois.

 

La curiethérapie, comment ?

Ces grains d’Iode ou d’Iridium sont implantés sous anesthésie générale ou péridurale par voie transrectale sous contrôle échographique, une hospitalisation de 48h avec sondage vésicale est nécessaire.

 

La curiethérapie, pour qui ?

Ce traitement est réservé à des patients avec un cancer de la prostate à un stade localisé très peu avancé : un faible PSA, une tumeur peu agressive et qui est confinée à un seul lobe de prostate. De plus certaines conditions sont nécessaires pour pouvoir bénéficier de ce traitement : un faible volume prostatique, pas d’antécédents de chirurgie prostatique, une espérance de vie favorable, pas de symptômes urinaires.

 

La curiethérapie, ce qu’on peut en attendre ?

C’est un traitement permettant la guérison complète du cancer de prostate et qui nécessite un suivi de 5 à 6 ans avec un dosage du PSA régulier pour surveiller une éventuelle récidive.

 

La curiethérapie, ses complications ?

  • Immédiates 

L’intervention chirurgicale est comme toute intervention à risque de complications : du sang dans les urines, le sperme ou les selles sont des effets secondaires qui peuvent être attendu dans les jours suivant l’opération. Une infection de prostate ou une rétention aiguë d’urines peuvent également survenir à court terme.

 

  • Tardives

Les effets secondaires urinaires sont liés à une inflammation de la prostate et correspondent à des envies urgentes, des spasmes vésicaux et rarement une incontinence urinaire. Un retour progressif à la fonction urinaire normale est observé après quelques semaines mais ces symptômes peuvent persister jusqu’à 6 mois, rarement après 1 an. Dans 3% des cas une rétention aiguë d’urines peut survenir.

 

L’impuissance sexuelle peut survenir à distance de la curiethérapie, elle dépend de l’âge et de l’état sexuel antérieur à l’intervention.

 

De rares effets secondaires digestifs sont liés à une inflammation du rectum : douleurs, spasmes, fausses envies d’aller à la selle, crampes, saignements du rectum, ulcères, hémorroïdes, émission de glaires.

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